Les chargés de cours et maîtres d’éducation physique et sportive (EPS) ont exigés, jeudi, la reprise de leur formation complémentaire, interrompue depuis le 6 août au Centre national d’éducation populaire et sportive (CNEPS) de Thiès.
S’exprimant lors d’un point de presse tenu devant l’Inspection d’académie de Thiès, le coordonnateur national des Chargés de cours en EPS et coordonnateur régional de l’EPS au SAEMS, Ibrahima Guèye, a appelé le ministère de l’Éducation nationale à prendre les dispositions nécessaires pour permettre la poursuite de la formation.
Selon lui, cette formation concerne plus de 800 enseignants regroupés au sein de la deuxième et dernière cohorte du processus engagé pour permettre la régularisation statutaire des maîtres d’EPS et l’accession des chargés de cours au corps des professeurs de collège d’enseignement moyen, option EPS.
La formation complémentaire, d’une durée prévue de quatorze mois, avait démarré le 1er juin 2026 au CNEPS de Thiès. Elle a cependant été interrompue après environ deux mois de cours, ont indiqué les représentants des enseignants.
Il explique que cette situation est liées au règlement de sommes dues au centre de formation par le ministère de l’Éducation nationale.
« Cette interruption n’est nullement liée à un manque d’engagement ou de sérieux des stagiaires », a déclaré Ibrahima Guèye, estimant que les enseignants ne devraient pas subir les conséquences de difficultés administratives et financières dont ils ne seraient pas responsables.
Il a appelé à une reprise rapide des enseignements, soulignant que « l’arrêt de la formation ne doit pas être un arrêt de la carrière » des agents concernés.
Une revendication ancienne
Les représentants des enseignants ont rappelé que le processus de régularisation des maîtres d’EPS remonte à 1999.
Ils se sont félicités de l’achèvement, en mars 2025, de la formation de la première cohorte, composée principalement d’enseignants les plus anciens.
La deuxième cohorte devait permettre, selon eux, de poursuivre ce processus avec plus de 800 agents concernés.
Les enseignants demandent ainsi que cette formation puisse aller à son terme afin de leur permettre de bénéficier des effets statutaires liés à leur régularisation ou à leur accession.
Le soutien des organisations syndicales
Le point de presse s’est déroulé en présence de représentants syndicaux, notamment du CUSEMS et du SAEMS.
Ibrahima Guèye a salué leur présence et sollicité une implication accrue des organisations membres du G7 dans le suivi de cette revendication.
Les enseignants ont également évoqué le protocole d’accord conclu en 2026 entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Selon eux, la formation figure parmi les points retenus dans cet accord.
Ils ont, par ailleurs, fait état d’attentes concernant la tenue du comité de suivi dudit protocole ainsi que la prise en charge de plusieurs autres questions statutaires.
Un appel à la tutelle
À l’approche de la rentrée scolaire, les représentants des chargés de cours et maîtres d’EPS réclament une intervention rapide du ministère de l’Éducation nationale.
Ils estiment qu’une prolongation de l’arrêt de la formation pourrait avoir des conséquences sur le calendrier de leur régularisation.
Ibrahima Guèye a également évoqué la possibilité d’actions syndicales si aucune solution n’est trouvée, sans toutefois annoncer de calendrier précis.
Les enseignants appellent ainsi les autorités compétentes à privilégier le dialogue et à prendre les dispositions nécessaires pour permettre la reprise de la formation au CNEPS de Thiès.
Auteur : A.F




