Mardi, le lycée Amary Ndack Seck de Thiès a célébré ses meilleurs élèves à l’occasion de sa Journée de l’excellence. Au-delà de la remise des distinctions, la cérémonie a été l’occasion de mettre en lumière les défis de l’école sénégalaise, entre qualité de l’enseignement, adaptation aux outils numériques et préparation des jeunes aux mutations du monde professionnel. Sur quelque 1 300 candidats présentés au baccalauréat, 856 ont été déclarés admis, selon le proviseur Mame Makhéte Guèye.
Au lycée Amary Ndack Seck, la célébration de l’excellence a dépassé le simple cadre d’une cérémonie de récompense. Responsables de l’établissement, enseignants, parents et invités ont saisi l’occasion pour revenir sur les performances des élèves, mais aussi sur les défis auxquels l’école doit désormais faire face.
Avec 856 admis sur quelque 1 300 candidats présentés au baccalauréat, l’établissement affiche des résultats jugés encourageants par son proviseur, Mame Makhéte Guèye. Un bilan qui, selon lui, traduit l’engagement de l’ensemble de la communauté éducative.
« Le baccalauréat, c’est le début d’un nouveau commencement »
Pour le proviseur, la Journée de l’excellence constitue d’abord un moment de reconnaissance à l’endroit des élèves, après une année scolaire marquée par le travail, la discipline et les sacrifices.
« Après une année de dur labeur, c’est normal de prendre une journée de récompense pour nos élèves », a-t-il expliqué.
Mais au-delà des distinctions, Mame Makhéte Guèye a surtout appelé les nouveaux bacheliers à ne pas considérer le diplôme comme une finalité.
« Le baccalauréat, c’est le début d’un nouveau commencement », a-t-il martelé.
Un message qui prend tout son sens dans un contexte marqué par de profondes mutations technologiques et professionnelles. Numérique, intelligence artificielle, nouveaux métiers et évolution des besoins du marché de l’emploi imposent désormais aux jeunes de développer de nouvelles compétences et de s’adapter en permanence.
856 admis, mais aussi des mentions
Pour le chef d’établissement, l’excellence ne saurait toutefois être mesurée uniquement à l’aune du nombre d’admis. « Un match de réussite, ce n’est pas la quantité seulement qui compte, la qualité également », souligne-t-il.
Le lycée Amary Ndack Seck compte notamment des mentions « Très bien » dans les séries scientifiques S1 et S2.
Des performances qui, selon le proviseur, témoignent des capacités de l’école publique à obtenir des résultats de haut niveau.
Cette réussite est également attribuée au travail collectif. Mame Makhéte Guèye a salué l’engagement d’un « corps professoral dévoué, très engagé », ainsi que celui des équipes d’encadrement et de surveillance.
Le numérique, un nouveau défi pour les enseignants
La cérémonie a également permis de poser la question de l’adaptation de l’école aux nouvelles technologies. Pour le proviseur, les enseignants ne peuvent plus ignorer les transformations induites par le numérique. Les élèves évoluent déjà dans un environnement fortement digitalisé et l’école doit être en mesure de les accompagner.
« Un professeur analphabète aux outils du numérique aura du mal à tenir un bon enseignement », avertit-il.
Derrière cette interpellation se pose la question de la formation continue des enseignants. L’évolution des pratiques pédagogiques apparaît désormais comme un enjeu majeur pour permettre à l’école de rester en phase avec les réalités de son époque.
Khadim Niang appelle les jeunes à « continuer à rêver »
Présent à la cérémonie, le docteur Khadim Niang a félicité l’ensemble des récipiendaires et salué particulièrement les meilleurs élèves, distinguée au concours général. Il a également rendu hommage aux enseignants pour leur engagement dans l’amélioration du niveau de l’établissement.
S’adressant aux nouveaux bacheliers, il les a exhortés à « continuer à rêver » et à « continuer à avancer ». Il les a invités à poursuivre leurs études, à viser plus haut et à ne pas oublier leurs origines.
Pour lui, les jeunes diplômés devront, à terme, mettre leurs compétences au service de leur ville, de leur pays et, plus largement, de la jeunesse africaine.« Ils ne doivent pas lâcher prise »
Représentant la marraine de la cérémonie, Ndawa Thioune a, elle aussi, insisté sur la nécessité pour les lauréats de maintenir leurs efforts. Elle s’est réjouie des résultats obtenus et a salué le travail accompli par les enseignants.
Aux élèves distingués, elle a lancé un appel à la persévérance. « Ils ne doivent pas lâcher prise. Tout le sérieux qu’ils avaient en classe, ils doivent le continuer », a-t-elle conseillé.
Elle a également rappelé que ces jeunes constituent désormais des modèles pour les élèves des classes inférieures. Leur réussite peut ainsi contribuer à susciter l’émulation au sein de l’établissement.
Au terme de cette Journée de l’excellence, le lycée Amary Ndack Seck entend ainsi inscrire ses performances dans une dynamique plus large. Au-delà des résultats au baccalauréat et des distinctions obtenues, l’enjeu demeure celui d’une école capable de former des jeunes compétents, autonomes et préparés aux évolutions du monde professionnel.
Un même message s’est dégagé des différentes interventions : l’excellence scolaire ne prend tout son sens que lorsqu’elle s’accompagne d’une formation de qualité et d’une capacité à mettre les connaissances acquises au service de la société.
Au lycée Amary Ndack Seck, les lauréats ont donc reçu leurs distinctions. Ils ont surtout été invités à poursuivre leurs études, à s’adapter aux mutations de leur environnement et à transformer, demain, leur réussite individuelle en réussite collective.
Auteur : A.F




