L’appel au don de sang lancé par le président de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a trouvé un écho favorable à Thiès. La coordination départementale du parti a organisé, vendredi, une opération de collecte à l’hôpital régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndieguéne de Thiès l’hôpital régional. Au total, 78 poches ont été collectées, selon les organisateurs.
Loin d’une simple activité partisane, les responsables de Pastef veulent inscrire cette opération dans une démarche citoyenne destinée à contribuer aux réserves de sang disponibles dans les structures sanitaires. Dès les premières heures de la matinée, militants, sympathisants et autres citoyens ont répondu à l’appel.
« Cette activité est organisée avec les sections communales du parti, mais elle est ouverte à tous », précise Mme Gnagna Diédhiou. Selon cette responsable, plusieurs personnes présentes n’appartiennent pas au parti, mais ont souhaité répondre à l’appel au nom de la solidarité.
Elle rappelle que Pastef organise régulièrement des opérations de don de sang dans le département. « On peut acheter beaucoup de choses dans la vie, mais le sang ne s’achète pas. Il faut le donner », insiste-t-elle.
La capacité du centre interroge
La forte mobilisation enregistrée lors de précédentes campagnes remet cependant au goût du jour la question des capacités d’accueil du Centre régional de transfusion sanguine de Thiès.
Présent sur les lieux, le premier vice-président de Pastef-Les Patriotes et coordinateur départemental du parti, Birame Souleye Diop, affirme que la formation organise deux à trois opérations de don de sang par an dans le département.
Il souligne également que le centre dispose d’une capacité de 125 poches, alors que certaines opérations ont déjà attiré plusieurs centaines de donneurs.
« Il y a des années où nous avons presque eu des émeutes ici parce que nous recevions à peu près 300 personnes qui venaient pour 125 », relate-t-il.
Pour le responsable politique, il est nécessaire de poursuivre les efforts engagés pour renforcer les capacités du centre. Il rappelle que les besoins en sang concernent aussi bien les femmes confrontées à des complications obstétricales que les victimes d’accidents de la circulation ou certains patients nécessitant des transfusions.
Les femmes en première ligne
La participation des femmes a particulièrement retenu l’attention des organisateurs. Plusieurs responsables ont salué leur mobilisation, notamment en raison des besoins importants en sang dans les maternités.
Les responsables de Pastef ont appelés les femmes à poursuivre leur implication dans les opérations de collecte. « La banque de sang ne doit jamais manquer de sang », ont-t-ils insistés.
Pour Saly Cissé, une autre responsable du parti, la mobilisation doit toutefois dépasser les rangs de Pastef. Elle invite les populations de Thiès et celles des autres départements du pays à participer aux opérations de don.
« Donner son sang, c’est sauver des vies. Et sauver des vies, c’est aussi une forme de patriotisme », souligne-t-elle.
Le « don de soi » comme fil conducteur
Chez les responsables et militants de Pastef, l’opération est également présentée comme une traduction concrète du principe du « don de soi pour la patrie ».
Sogui Sy, membre du parti, estime que le don de sang constitue une illustration de cet engagement citoyen. « Tu prends ce qui coule dans tes veines pour le donner aux gens, c’est sauver des vies », dit-il.
Le maire de Thiès-Nord, Mamadou Diakhaté, venu soutenir l’initiative, abonde dans le même sens. Il considère cette opération comme une action sociale venant compléter l’activité politique.
« C’est la politique sociale, mais également aller au service des populations », affirme-t-il.
Au terme de la journée, les 78 poches collectées viennent renforcer les réserves de l’hôpital régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndieguéne de Thiès. Pour les organisateurs, l’essentiel reste désormais de maintenir la dynamique. Car au-delà des campagnes ponctuelles, la disponibilité du sang dépend d’une mobilisation régulière des donneurs.
Une équation qui interpelle bien au-delà des formations politiques : donner son sang demeure un acte volontaire, mais surtout un geste de solidarité dont peuvent dépendre des vies.
Auteur : A. F




