Le président du Mouvement AAR, membre de la coalition Diomaye Président, Al Ousseynou Diouf, a appelé samedi à privilégier les priorités économiques et sociales du Sénégal, estimant que les débats institutionnels doivent se dérouler dans un cadre consensuel et respectueux des procédures légales.
S’exprimant lors d’un point de presse tenu à Thiès, le responsable politique a indiqué que le projet de révision constitutionnelle n’était pas en soi « une mauvaise chose », mais que la démarche adoptée pour son examen ne répondait pas, selon lui, aux exigences requises pour une réforme de cette importance.
« Une révision constitutionnelle doit être portée par une large concertation impliquant les spécialistes du droit, les acteurs politiques et toutes les sensibilités nationales », a-t-il déclaré.
Al Ousseynou Diouf a salué la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de saisir le Conseil constitutionnel après l’adoption du texte par l’Assemblée nationale. Selon lui, cette démarche traduit une volonté de préserver le fonctionnement normal des institutions.
Le Conseil constitutionnel ayant rejeté la proposition de loi, le président du Mouvement AAR estime que cette décision rappelle la nécessité pour les acteurs institutionnels de respecter les procédures prévues par la Constitution.
Le responsable politique a estimé que les préoccupations majeures des Sénégalais demeurent liées à l’économie, à l’emploi et à l’amélioration des conditions de vie.
« Le Sénégal n’a pas besoin de dualité au sommet de l’État, mais plutôt d’une synergie républicaine pour faire face aux défis économiques », a-t-il soutenu.
Il s’est félicité des démarches entreprises par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye sur le plan international, estimant qu’elles commencent à favoriser un retour de confiance des partenaires et des investisseurs.
Selon lui, les signaux observés récemment, notamment la reprise des échanges avec certains partenaires financiers et l’intérêt manifesté par des investisseurs, constituent une source d’espoir pour la jeunesse sénégalaise.
Abordant la question foncière et immobilière, M. Diouf a salué les mesures visant à relancer ce secteur. Pour lui, l’immobilier constitue un levier important de croissance, avec des effets directs sur plusieurs secteurs comme le bâtiment, le commerce, le transport et l’artisanat.
« Quand le foncier avance, plusieurs secteurs de l’économie avancent également », a-t-il expliqué, estimant que la relance de ces activités pourrait contribuer à améliorer les revenus des populations.
Sur la situation politique à Thiès, le président du Mouvement AAR a assuré que la coalition Diomaye Président poursuit son travail de terrain et de mobilisation. Il a toutefois appelé à une clarification de la position de certains responsables locaux concernant leur appartenance politique.
Revenant sur les relations entre le maire de Thiès, Dr Babacar Diop, et le président de la République, il a estimé que l’amitié entre les deux hommes ne saurait être assimilée à un soutien politique officiel.
Il a également évoqué les réalisations engagées par la municipalité de Thiès, estimant que si elles bénéficient d’un accompagnement de l’État, cette contribution devrait être clairement expliquée aux populations.
Le leader politique a aussi plaidé pour une présence accrue des cadres et compétences de Thiès dans les sphères de décision. Selon lui, la position stratégique de la région, son poids économique et son rôle dans le développement national justifient une meilleure prise en compte dans les politiques publiques.
Al Housseynou Diouf a par ailleurs estimé qu’une rencontre entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur, ne pourrait qu’être bénéfique pour le Sénégal.
Il considère que l’expérience et le réseau international de l’ancien chef de l’État Macky Sall pourraient contribuer à renforcer la mobilisation des partenaires autour des priorités nationales.
« Toute démarche qui favorise la stabilité, le dialogue et le développement économique doit être encouragée », a-t-il conclu.
La Rédaction




