À quelques jours du Gamou de Tivaouane, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a effectué, mardi, une tournée dans trois marchés de la cité religieuse. Une visite qui lui a permis de constater une disponibilité jugée satisfaisante de l’oignon et de la pomme de terre. Le ministre a, toutefois, appelé les commerçants au respect des normes de qualité et des dates de péremption.
À Tivaouane, l’approvisionnement du marché à l’approche du Gamou ne semble pas, pour l’heure, constituer une source d’inquiétude pour les autorités. En visite dans trois grands points de distribution de la cité religieuse, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, s’est dit « satisfait et rassuré » de la situation.
L’objectif de cette descente sur le terrain était de vérifier la disponibilité des denrées de grande consommation, mais aussi de s’assurer du niveau des prix à quelques jours de l’affluence attendue dans la cité religieuse.
« Le Gamou est l’un des événements les plus importants du Sénégal. Le rôle du ministère du Commerce est de nous associer à cette grande fête religieuse, surtout en apportant tout ce qui est denrées alimentaires, en veillant à ce qu’il y ait une forte disponibilité, mais aussi que les prix soient abordables pour les populations les plus vulnérables », a expliqué Serigne Guèye Diop.
Premier produit passé au crible : l’oignon. Très demandé durant le Gamou, il est actuellement disponible en quantité suffisante, selon le ministre. Les stocks visités proviennent notamment des Niayes, de Potou et d’autres zones de production du pays.
Sur place, le prix du sac tourne autour de 8 500 francs CFA. Un niveau considéré comme rassurant par le ministre, qui rappelle les fortes tensions enregistrées par le passé sur ce produit.
« On a vu ici des sacs d’oignons à 20 000 francs avant ce gouvernement et c’est cela que nous voulons éviter », a-t-il soutenu.
Le ministre a également salué les efforts des maraîchers en matière de conservation. Le stockage frigorifique, estime-t-il, constitue un outil déterminant pour assurer un approvisionnement régulier du marché et limiter les tensions sur les prix.

Même constat pour la pomme de terre. Les marchés de Tivaouane disposent de stocks provenant notamment de Mbane et de la Vallée. Plusieurs variétés sont disponibles et les prix observés tournent autour de 9 500 francs CFA le sac.
« Les prix que j’ai vus sont rassurants. On est aux alentours de 9 500 francs CFA et les prix sont également très abordables », a relevé le ministre, qui a également insisté sur la qualité des produits.
Le choix de privilégier la production locale
Pour le ministre, cette situation est aussi le résultat d’une orientation assumée par les pouvoirs publics : permettre aux producteurs locaux d’écouler leurs récoltes avant de recourir davantage aux importations.
« Cette année, nous avons laissé tous les producteurs des Niayes, tous les producteurs de Potou, écouler leurs productions », a expliqué Serigne Guèye Diop.
Une démarche déjà appliquée, selon lui, lors de la Tabaski et maintenue tout au long de l’année. À l’en croire, les marchés devraient continuer à être alimentés, durant la période du Gamou et jusqu’à la fin du mois d’août, essentiellement par la production locale.
Cependant même si la disponibilité des denrées est jugée satisfaisante, le ministre n’en appelle pas moins à la vigilance. Les commerçants sont invités à respecter les règles relatives à la commercialisation des produits de grande consommation, notamment celles portant sur les dates de péremption et la qualité.
Au-delà de la question des stocks et des prix, le ministère entend ainsi veiller à la protection des consommateurs durant cette période de forte affluence. À Tivaouane, où des milliers de fidèles sont attendus pour le Gamou, l’enjeu est désormais de maintenir cet équilibre entre disponibilité des produits, accessibilité des prix et respect des normes.
Auteur : La Rédaction




