Thiès : Plus de 14 milliards FCFA investis, le PACASEN met en lumière ses acquis après sept ans d’intervention‎

Après sept années de mise en œuvre, le Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN) a entamé son exercice de capitalisation. Réunis ce jeudi à Thiès à l’occasion du premier atelier régional consacré au programme, autorités administratives, élus territoriaux et acteurs du développement ont dressé un bilan jugé largement positif.

Dans la région, plus de 14,2 milliards de FCFA ont été mobilisés pour financer 464 projets au profit de quinze collectivités territoriales.

‎‎Après sept années de mise en œuvre, le Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN) a entamé son exercice de capitalisation.

Réunis ce jeudi à Thiès à l’occasion du premier atelier régional consacré au programme, autorités administratives, élus territoriaux et acteurs du développement ont dressé un bilan jugé largement positif.

Dans la région, plus de 14,2 milliards de FCFA ont été mobilisés pour financer 464 projets au profit de quinze collectivités territoriales.‎‎‎

Présidant la rencontre, le directeur général de l’Agence de Développement municipal (ADM), Dr Mamouth Diop, a indiqué que cette étape vise à mesurer les impacts réels du programme sur les territoires bénéficiaires et à recueillir les appréciations des acteurs locaux.‎‎

« Nous arrivons au terme d’un cycle de sept années. Il est important de revenir vers les collectivités pour évaluer les résultats obtenus et apprécier les changements induits dans le quotidien des populations », a-t-il expliqué.‎‎

Selon lui, le PACASEN a été conçu pour apporter des réponses aux difficultés récurrentes des collectivités territoriales, notamment le déficit de ressources financières, les insuffisances en matière de capacités techniques et les défis liés à la gouvernance locale.‎‎

L’une des particularités du programme réside dans son mécanisme de financement fondé sur la performance. Les collectivités doivent satisfaire à plusieurs critères de gestion et de gouvernance avant d’accéder aux ressources mises à leur disposition.‎‎

Pour Dr Mamouth Diop, cette approche a favorisé l’émergence d’une culture de résultats au sein des collectivités tout en renforçant les principes de transparence et de redevabilité.

« Les financements sont aujourd’hui plus prévisibles et les collectivités disposent d’une marge de manœuvre plus importante pour définir leurs priorités d’investissement », a-t-il souligné.‎‎

464 projets réalisés dans les départements de Thiès, Mbour et Tivaouane‎‎

Dans la région de Thiès, les chiffres illustrent l’ampleur des réalisations enregistrées.

Selon l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Ababacar Sadikh Niang, les investissements réalisés entre 2019 et 2024 ont dépassé les 14,2 milliards de FCFA.‎‎

Au total, 464 projets ont été exécutés dans les départements de Thiès, Mbour et Tivaouane. Ils ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’assainissement, la voirie, les infrastructures communautaires et les équipements marchands.

‎‎Pour les autorités, ces réalisations ont contribué à améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base et à renforcer les conditions de vie dans plusieurs communes de la région.‎‎

Des avancées notables dans la gouvernance locale‎‎

Au-delà des infrastructures, les responsables du programme mettent en avant les progrès réalisés dans la gestion des collectivités territoriales.‎‎

Le directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Thiès, Dr Oumar Faye, estime que le PACASEN a permis aux communes de renforcer leurs capacités administratives et financières.‎‎

« Les collectivités ont amélioré leurs outils de gestion, leur capacité de mobilisation des recettes et leur maîtrise d’ouvrage », a-t-il fait savoir.‎‎

Il rappelle que l’accès aux financements était conditionné au respect de plusieurs critères obligatoires, une exigence qui a contribué à améliorer les pratiques de gouvernance au niveau local.‎‎

Les investissements ont également touché les secteurs sociaux. Plusieurs écoles ont bénéficié de constructions et de réhabilitations de salles de classe, de blocs sanitaires et de murs de clôture.

Dans le domaine de la santé, des postes de santé, des maternités ainsi que divers équipements ont été réalisés ou financés grâce au programme.‎‎

Les élus plaident pour une deuxième phase‎‎

Face aux résultats enregistrés, les élus locaux appellent à la poursuite de l’initiative.‎‎

Le maire de Ngaye Mékhé, Maguette Wade, a salué les retombées du programme, particulièrement dans les collectivités rurales.

‎‎Selon lui, les femmes, les jeunes et les enfants figurent parmi les principales catégories ayant bénéficié des investissements réalisés dans les domaines de l’éducation, de la santé et des infrastructures sportives.

‎‎Pour l’édile, le PACASEN constitue aujourd’hui un modèle d’appui au développement territorial qui mérite d’être consolidé à travers une nouvelle phase plus ambitieuse.‎‎

Cette perspective semble d’ailleurs se préciser avec l’annonce d’un financement additionnel d’environ 70 milliards de FCFA destiné à prolonger les interventions du programme.

‎‎Les futures orientations devraient intégrer davantage les enjeux liés au changement climatique, à la résilience des territoires et à la prise en compte du genre dans les investissements locaux.‎‎

Pour les participants à l’atelier, cette démarche de capitalisation permettra de tirer les enseignements des sept années écoulées, de valoriser les bonnes pratiques et d’identifier les axes d’amélioration en vue de bâtir un PACASEN II mieux adapté aux réalités et aux besoins des collectivités territoriales.‎