Thiès : l’État mise sur la science pour accélérer la souveraineté alimentaire‎‎

La 5e édition du Symposium ENSA–EPT s’est ouverte aujourd’hui à Thiès. Le gouvernement appelle à une recherche plus opérationnelle au service des filières agricoles et pastorales.

‎Un Symposium entre ENSA–EPT s’est ouverte, ce jeudi à Thiès, sous le thème « Sciences et technologies au service du développement durable ».

Une rencontre qui réunit chercheurs, ingénieurs, enseignants, étudiants et acteurs du monde rural autour des défis liés à la transformation des systèmes agricoles et pastoraux.‎‎

Représentant le gouvernement, le ministre délégué chargé de l’Élevage, Me Ousmane Diagne, a insisté sur la nécessité de faire de la science un levier central de souveraineté alimentaire et de développement économique.‎‎

Un secteur de l’élevage sous fortes contraintes

‎‎Dans son intervention, le ministre a dressé un diagnostic des défis auxquels fait face l’élevage au Sénégal.

Variabilité climatique, pression sur les ressources foncières, rareté du fourrage, difficultés d’accès aux marchés et faible niveau de transformation figurent parmi les principales contraintes évoquées.‎‎

Pour autant, il a rappelé le rôle stratégique du secteur dans l’économie nationale, notamment en matière de revenus ruraux, d’emplois et de sécurité alimentaire.‎‎

Vers une recherche plus orientée solutions‎‎

Me Ousmane Diagne a appelé à une réorientation de la recherche scientifique vers des solutions concrètes et directement exploitables par les producteurs.

Il a notamment cité la nécessité de développer des systèmes d’information pastoraux, des outils de prévision des ressources fourragères, des plateformes numériques de suivi sanitaire du bétail ainsi que des innovations en matière d’amélioration génétique.‎‎

Selon lui, la souveraineté alimentaire ne peut être atteinte sans une souveraineté scientifique et technologique forte.‎‎

Le défi du transfert des innovations

‎‎Au-delà des avancées scientifiques présentées lors du symposium, la question du transfert des technologies vers les acteurs du terrain reste centrale. Plusieurs communications ont mis en avant les limites actuelles dans la valorisation des résultats de la recherche.‎‎

Le gouvernement appelle ainsi à un renforcement de la collaboration entre universités, centres de recherche, secteur privé et services techniques pour améliorer l’impact des innovations.‎‎

Jeunesse et innovation au cœur de la stratégie‎‎

Le symposium a également été l’occasion de mettre en avant le rôle de la jeunesse scientifique dans la transformation du secteur agricole.

Agriculture de précision, intelligence artificielle, biotechnologies et énergies renouvelables sont autant de domaines dans lesquels les jeunes chercheurs sont encouragés à s’investir.‎‎

Une vision alignée sur Sénégal 2050‎‎

Dans un contexte de mutations économiques et climatiques, les autorités estiment que la transformation du secteur agricole passe par l’innovation et la modernisation des systèmes de production.

Cette orientation s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050, qui fait de la connaissance et de l’innovation des piliers du développement.‎‎

Le ministre a, enfin, réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir la recherche scientifique et à faire des recommandations du symposium un levier pour les politiques publiques à venir.‎‎

La rencontre se poursuit avec des panels et communications scientifiques autour des enjeux de durabilité et de performance des systèmes agricoles et pastoraux.‎

Auteur : La Rédaction