Le paysage politique local s’enrichit d’un nouvel acteur. À Thiès, Khadim Mbodj président du mouvement Nouvel Espoir/Jariñ Sénégal, une plateforme à la fois citoyenne et politique qui ambitionne de porter les revendications des populations. À travers une première journée d’assainissement, le mouvement lancé récemment entend traduire son engagement en actions concrètes, tout en dressant un constat critique de la gestion des problèmes de proximité.
Pour lui, la création de Nouvel Espoir/Jariñ Sénégal répond à une demande exprimée par des habitants confrontés, selon lui, à un manque de prise en charge de leurs préoccupations quotidiennes.
« Les populations se sentent délaissées. Les difficultés restent les mêmes d’année en année, qu’il s’agisse de l’assainissement, de l’emploi, des infrastructures ou encore du cadre de vie », a-t-il déclaré.
Le responsable du mouvement estime que plusieurs quartiers continuent de subir les conséquences d’un déficit de services de base. Il cite notamment les problèmes de collecte des ordures, l’absence de raccordement de certaines zones au réseau d’assainissement ainsi que la dégradation des infrastructures de proximité.
Pour marquer le début de ses activités, Nouvel Espoir/Jariñ Sénégal a organisé une journée de Nettoyage, de désherbage et de nivellement des sols dans les quartiers de Kawsara et Medina Fall.
Au-delà de cette opération, le mouvement souhaite sensibiliser les populations à l’engagement citoyen tout en attirant l’attention des pouvoirs publics sur les défis liés à la salubrité.
Selon M. Mbodj, les difficultés de collecte des déchets s’expliquent notamment par le fait que les camions de ramassage n’accèdent pas à ses quartiers, une situation qui pousserait des habitants à déposer leurs ordures dans les rues.
Il plaide également pour un renforcement des investissements dans les infrastructures d’assainissement, estimant que le raccordement des quartiers au réseau de l’ONAS constituerait une réponse durable aux problèmes récurrents.
Le fondateur du mouvement s’est également prononcé sur l’action des collectivités territoriales. Sans remettre en cause les travaux d’embellissement entrepris dans certains zones, il considère que les priorités devraient davantage porter sur les besoins essentiels des populations.
« L’embellissement des grandes artères est important, mais les quartiers populaires attendent surtout des solutions aux problèmes d’assainissement, de voirie et d’inondations », a-t-il soutenu.
Affichant des ambitions politiques, Khadim Mbodj affirme que Nouvel Espoir/Jariñ Sénégal entend progressivement s’imposer comme une force citoyenne capable de participer à la gestion des collectivités territoriales.
« Notre objectif est de construire une offre politique crédible, proche des populations et capable d’apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations », a-t-il indiqué.
Le mouvement appelle enfin les autorités locales à renforcer les politiques de prévention, notamment contre les inondations, et à privilégier des investissements répondant aux attentes exprimées par les habitants des quartiers.
Auteur : A. F




