‎Sandiara : une convention entre l’UCAD et la commune pour promouvoir le développement local

‎‎L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et la commune de Sandiara ont signé, samedi, une convention-cadre de partenariat visant à renforcer la coopération dans plusieurs secteurs jugés prioritaires pour le développement territorial, notamment l’agriculture, l’innovation, la formation, la santé communautaire et l’entrepreneuriat des jeunes.

‎‎‎La convention a été paraphée par le recteur de l’UCAD, le professeur Alioune Badara Kandji, et le maire de Sandiara, Aliou Gningue, en présence d’autorités administratives, universitaires et locales.‎‎

Selon les signataires, ce partenariat vise à rapprocher davantage la recherche universitaire des réalités des collectivités territoriales, afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.‎‎

Le maire de Sandiara a indiqué que cette convention s’inscrit dans une nouvelle approche du développement local fondée sur la valorisation du capital humain et des ressources endogènes.‎‎

« Nous faisons le choix d’un modèle de développement où l’université devient un acteur direct de la transformation des territoires », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour les collectivités de jouer un rôle plus actif dans la création de richesses et d’emplois.‎‎

La convention prévoit la mise en œuvre de plusieurs initiatives structurantes, dont le programme UCAD agropole, présenté comme une plateforme intégrée associant production agricole, recherche, formation, innovation et économie circulaire.‎‎

Le projet ambitionne de renforcer les chaînes de valeur locales à travers la transformation des produits agricoles, le développement de l’élevage et de l’aquaculture, ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.‎‎

Un incubateur dénommé TÀGGU NDAW ÑI est également prévu pour accompagner les porteurs de projets à travers la formation, le mentorat et l’appui technique.

‎‎Le recteur de l’UCAD a, pour sa part, rappelé que les universités sont désormais appelées à jouer un rôle plus important dans le développement économique et social.‎‎

Il a estimé que les défis liés à la souveraineté alimentaire, à l’emploi des jeunes et à l’innovation nécessitent une meilleure valorisation des résultats de la recherche et un renforcement des partenariats avec les collectivités territoriales.‎‎

Le professeur Kandji a indiqué que l’UCAD expérimente déjà ce modèle à travers des initiatives pilotes combinant recherche, production et formation au profit des communautés, notamment les femmes et les jeunes.‎‎

Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à assurer le suivi et la mise en œuvre effective de cette convention, présentée comme un cadre de coopération destiné à soutenir le développement local et la création d’emplois.‎

La Rédaction