RELANCE DU DÉVELOPPEMENT À LA BASE À THIÈS : Me Habib Vitin secoue le cocotier local et mise sur l’autonomisation des femmes

‎En marge d’une cérémonie de remise de dons à plusieurs groupements féminins organisé aujourd’hui au quartier Som Wango, le leader du mouvement « Thiès d’abord » a vigoureusement déploré le manque de vision des acteurs politiques locaux. Pour le leader politique, le décollage économique de la cité du rail passe impérativement par la valorisation de son potentiel agricole et l’émancipation financière des femmes, véritables piliers de l’économie sociale.

‎‎‎‎La scène politique thiésoise s’enrichit d’un nouveau pavé dans la mare. Connu pour son franc-parler, le Président du mouvement citoyen « Thiès d’abord », Me Habib Vitin, est largement revenu sur les fondamentaux de l’engagement public.

Pour ce professionnel du droit, la politique ne saurait se réduire à des joutes verbales stériles ou à une quête de positionnement sans ancrage réel. « En politique, il faut avoir une base légitime et cette base se construit par l’action et la proximité », a-t-il martelé en substance, rappelant que l’essence même de l’action publique demeure le bien-être exclusif des populations.

‎‎Cette piqûre de rappel a servi de trame de fond à une action sociale concrète : la remise de chaises roulantes et d’équipements logistiques à cinq groupements de femmes de la commune.

Au-delà du geste, c’est un véritable plaidoyer pour l’autonomisation du genre que le leader politique a déroulé devant une assistance acquise à sa cause.

‎‎Les femmes, maillon central du développement national‎

Pour Me Habib Vitin, investir dans la gent féminine n’est pas une option, mais une exigence de développement.

Constatant le rôle de pivot que jouent les mères de famille dans la gestion quotidienne des ménages et l’éducation de la jeunesse, le président de « Thiès d’abord » estime qu’il est impossible d’envisager l’émergence du Sénégal sans une revalorisation du statut économique des femmes.‎‎

« Elles constituent le socle de la famille et le cœur battant du développement de notre pays. C’est un maillon essentiel de la chaîne. Soutenir une femme, c’est sécuriser l’avenir de toute une communauté », a-t-il défendu, invitant l’État et les partenaires au développement à faciliter massivement l’accès des femmes aux financements et aux outils de production modernes.‎‎

Le réquisitoire contre la « panne de vision » des leaders locaux

‎‎Le leader politique n’a pas manqué de pointer du doigt la gestion de la municipalité et le manque d’ambition des tenants du leadership local. Selon lui, la ville de Thiès dort sur des mines d’or inexploitées, notamment dans sa périphérie agricole où les terres cultivables restent largement sous-utilisées.‎‎

Pour pallier ce déficit de perspectives, Me Vitin préconise une transition rapide vers l’agro-industrie locale. Il exhorte ainsi à la création d’unités de transformation de produits céréaliers, de fruits et de légumes directement dans la commune.

Une telle orientation permettrait non seulement de capter la valeur ajoutée de la production locale, mais aussi de générer des emplois durables pour la jeunesse thiésoise, confrontée au chômage.‎‎

En replaçant le social, l’éducation des jeunes et l’indépendance financière des femmes au centre de son discours, le leader de « Thiès d’abord » pose ainsi les jalons d’une offre politique alternative, axée sur le développement endogène et la rupture d’avec les pratiques politiciennes traditionnelles.‎

La Rédaction