‎Élevage : le gouvernement veut faire de la filière un pilier de la souveraineté alimentaire

À Loumbal Daka, dans la commune de Vélingara Ferlo, le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Ousmane Diagne, a réaffirmé l’ambition de l’État de repositionner l’élevage au cœur de la stratégie de développement économique du Sénégal. Face aux acteurs de la filière, il a insisté sur la nécessité d’accélérer les réformes pour construire un secteur plus moderne, compétitif et créateur de richesses.‎‎

En déplacement à Loumbal Daka, le ministre de l’Élevage et des Productions animales a tenu une séance d’échanges avec les membres de l’Association pour la Promotion de l’Élevage au Sahel et en Savane (APESS), en présence de Thierno Demba Moussa Assette Ba, du maire de Vélingara Ferlo, Ibrahima, ainsi que des autorités administratives et des services techniques déconcentrés.‎

La rencontre a réuni plusieurs catégories d’acteurs de la chaîne de valeur de l’élevage, notamment des éleveurs, des jeunes et des femmes transformatrices de lait venues d’Ourossogui, de Dahra Djolof, de Thionokh et de Thiotingal Ourourbé.‎

Au cœur des discussions : les contraintes structurelles qui freinent encore le développement de la filière. Les acteurs ont notamment évoqué l’accès à l’eau, le manque d’infrastructures adaptées, le vol de bétail, les difficultés d’accès au financement, mais aussi les besoins en formation des jeunes et les défis liés à la collecte, à la conservation et à la transformation du lait local.

‎Des préoccupations qui illustrent les nombreux défis auxquels reste confronté un secteur pourtant stratégique pour l’économie nationale. L’élevage, qui constitue une source importante de revenus pour des milliers de ménages ruraux, demeure également un maillon essentiel dans la quête de souveraineté alimentaire.‎

Face aux acteurs, Ousmane Diagne a réaffirmé l’engagement du gouvernement, sous l’impulsion du président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à faire de l’élevage un véritable moteur de croissance économique et de développement territorial.‎

« Ensemble, avec les éleveurs, les organisations professionnelles et l’ensemble des acteurs de la filière, nous poursuivrons les réformes nécessaires pour bâtir un élevage plus moderne, plus résilient et créateur de richesses », a indiqué le ministre.‎

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la production nationale, d’améliorer les conditions de vie des éleveurs et de valoriser davantage les produits issus de l’élevage, notamment le lait local, afin de réduire la dépendance aux importations et soutenir l’économie rurale.‎

La Rédaction