Le mouvement sportif de Thiès-Est affiche une réelle vitalité, mais reste confronté à un déficit d’infrastructures. Face à cette situation, le maire de la commune, Ousmane Diagne, par ailleurs ministre de l’Élevage et des Productions animales, entend porter les préoccupations des sportifs auprès de l’État. En attendant des investissements structurants, la municipalité a octroyé une enveloppe de 15 millions de francs CFA pour accompagner les quatre zones dans l’organisation de leurs finales.
À Thiès-Est, la dynamique du Navétane contraste avec la faiblesse des infrastructures disponibles. Les ASC multiplient les activités et les compétitions, faisant des phases finales des rendez-vous importants dans les différents quartiers. Mais cette effervescence ne masque pas une difficulté récurrente : l’insuffisance des équipements sportifs.
C’est cette question qu’Ousmane Diagne a placée au centre de son intervention devant les acteurs du mouvement sportif.
« Le principal problème à Thiès-Est demeure à ce jour le problème de la disponibilité des infrastructures sportives », a-t-il déclaré.
Au-delà du football, le maire a évoqué les besoins liés à d’autres disciplines, notamment l’athlétisme, ainsi que la nécessité d’améliorer certaines installations existantes. Pour la municipalité, l’enjeu consiste désormais à accompagner la pratique sportive par des équipements à la hauteur de la mobilisation des jeunes.
UN PLAIDOYER POUR DES ÉQUIPEMENTS SPORTIFS ADAPTÉS
Le ministre de l’élevage entend ainsi inscrire la question des infrastructures sportives parmi les priorités de développement de Thiès-Est. Son objectif est de solliciter l’accompagnement de l’État afin de répondre aux besoins exprimés par les sportifs et les responsables d’ASC.
Il a notamment fait état d’une récente séance de travail consacrée aux préoccupations de la commune. Selon lui, plusieurs secteurs ont été examinés au cours de cette rencontre, avec la question du développement local au cœur des échanges.
Sur le terrain sportif, le constat demeure donc posé : la vitalité du mouvement associatif doit pouvoir s’appuyer sur des infrastructures permettant aux jeunes de pratiquer leurs disciplines dans de meilleures conditions.
15 MILLIONS DE FCFA POUR LES QUATRE ZONES
En attendant les investissements nécessaires à la réalisation ou à la modernisation des équipements, la municipalité entend apporter une réponse immédiate au financement des activités du Navétane.
Le maire de la commune de thiés Est, Ousmane Diagne a annoncé une enveloppe globale de 15 millions de francs CFA destinée aux quatre zones de la commune pour l’organisation de leurs finales.
La répartition annoncée fait état de 11,5 millions de francs CFA de subventions, auxquels s’ajoutent 3,5 millions de francs CFA destinés à l’acquisition d’équipements, de trophées et de médailles.
Cette enveloppe vise à alléger les charges liées à l’organisation des finales et à renforcer l’accompagnement municipal du mouvement sportif.
Au-delà du montant annoncé, l’édile a également soulevé la question du recours aux parrains pour financer les finales.
D’aprés lui, les subventions municipales étaient auparavant insuffisantes pour couvrir l’ensemble des dépenses, obligeant les responsables des zones à solliciter des soutiens extérieurs pour équilibrer leurs budgets.
La municipalité souhaite désormais renforcer sa contribution.
« Nous voulons que la commune puisse prendre totalement en charge les frais liés à l’organisation de ces finales », a déclaré Ousmane Diagne.
Le ministre de l’Élevage s’est également dit favorable à une augmentation des dotations accordées aux différentes zones, répondant ainsi à une demande formulée par leurs responsables.
UNE PROXIMITÉ REVENDIQUÉE AVEC LE MOUVEMENT SPORTIF
Cette implication revendiquée par le maire s’appuie également sur son expérience au sein du mouvement navétane. Le premier magistrat de la commune rappelle avoir dirigé une ASC pendant une quinzaine d’années et avoir participé à plusieurs déplacements lors des phases nationales.
« Tous les visages que je vois dans cette salle sont des visages qui me sont familiers », a-t-il relevé.
Une expérience qui, à l’en croire, lui permet de mieux appréhender les difficultés auxquelles sont confrontés les responsables d’ASC et les sportifs.
À Thiès-Est, la question du sport se pose ainsi à deux niveaux. D’un côté, l’urgence de soutenir les zones et de leur permettre d’organiser leurs finales dans de meilleures conditions. De l’autre, un chantier plus structurel : renforcer les infrastructures sportives afin d’accompagner durablement la pratique et les ambitions de la jeunesse de la commune.
Auteur : La Rédaction




