COIFFURE À THIÈS : L’ASSOCIATION VEUT DAVANTAGE STRUCTURER LE SECTEUR

L’Association des coiffeurs de Thiès, qui revendique plus de 300 membres, entend renforcer l’organisation et la professionnalisation du secteur à travers la formation, l’accès aux équipements et au financement, a indiqué son nouveau président, Mamadou Diao Faty.

Créée en 2018, l’association a, au cours de ces dernières années, engagé plusieurs initiatives en faveur des professionnels de la coiffure. Formation, accompagnement des membres et recherche de mécanismes de financement ont notamment constitué des axes de travail.

Le président sortant, Elhadji Malick Kanté, rappelle que plusieurs sessions de formation ont été organisées entre 2018 et 2022, notamment avec l’appui de la Chambre de métiers de Thiès.

« Depuis la création de l’association, nous avons essayé de mettre en place des initiatives pour accompagner les coiffeurs et contribuer à la professionnalisation du secteur », a-t-il déclaré ce Mardi, lors de la cérémonie de passation de service.

Concernant les financements, il explique que l’association avait également travaillé à la mise en place d’une coopérative destinée à faciliter l’accès des professionnels aux moyens nécessaires au développement de leurs activités.

L’objectif était notamment de permettre aux coiffeurs d’acquérir des équipements, d’améliorer leurs salons et de disposer de ressources pour renforcer leurs activités.

Des démarches auprès des autorités

Elhadji Malick Kanté fait également état de plusieurs démarches entreprises auprès des autorités administratives et locales pour porter les préoccupations des professionnels.

Des dossiers ont ainsi été soumis à différentes autorités, même si certaines initiatives n’ont pas connu l’aboutissement attendu. Le président sortant cite notamment des difficultés rencontrées au niveau de certaines collectivités territoriales et de l’administration déconcentrée.

Il évoque, en revanche, comme une étape importante, la rencontre organisée à la présidence de la République avec des artisans sous l’ancien régime. Cette audience avait permis, selon lui, aux représentants du secteur de présenter directement leurs préoccupations au niveau national.La qualification au cœur des préoccupations

Au-delà des questions de financement et d’équipement, l’association souhaite un meilleur encadrement de la profession.

Pour M. Malick Kanté, les conditions d’exercice du métier doivent davantage tenir compte de la qualification et des compétences professionnelles. Il estime notamment nécessaire de mieux encadrer l’ouverture et la gestion des salons de coiffure, dans un contexte où de nombreux acteurs exercent en dehors des structures professionnelles.

La question de l’adhésion à l’association reste également posée. Selon le président sortant, certains professionnels ne sont pas membres de l’organisation, alors qu’ils peuvent bénéficier indirectement des démarches entreprises au nom du secteur.Il appelle ainsi les coiffeurs à davantage se regrouper afin de renforcer la représentativité de leur organisation.

Mamadou Diao Faty mise sur la formation

Installé à la tête de l’association, Mamadou Diao Faty veut inscrire son mandat dans la continuité, tout en accordant une place importante à la formation et à l’amélioration des conditions d’exercice.

Il considère que Thiès dispose d’un important potentiel dans le domaine de la coiffure et d’un savoir-faire qu’il convient de préserver. « Nous avons à Thiès des professionnels qui ont du savoir-faire. Il faut maintenant travailler à préserver l’image du métier et à améliorer davantage la qualité des services », a-t-il souligné.

Le nouveau président insiste notamment sur l’hygiène, l’accueil des clients et l’organisation des salons.

Selon lui, la maîtrise des techniques de coiffure doit être accompagnée d’une meilleure connaissance des règles d’hygiène, de la gestion d’un salon et des exigences liées à l’accueil de la clientèle.

Accompagner les jeunes

L’accès aux équipements et l’accompagnement des jeunes figurent également parmi les priorités de la nouvelle équipe. M. Diaw relève le cas de jeunes disposant de compétences dans le métier, mais qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour s’installer à leur propre compte. « Nous avons des jeunes qui ont été formés et qui disposent de compétences, mais qui n’ont pas les moyens de démarrer. Il faut réfléchir à des mécanismes pour les accompagner », a-t-il indiqué.

Avant d’ajouter que l’association souhaite, dans ce cadre, renforcer ses démarches auprès des structures compétentes afin de faciliter l’accès à la formation, aux équipements et aux mécanismes de financement.

M. Faty souligne également que l’association envisage de rencontrer les autorités de Thiès pour leur présenter les difficultés du secteur et solliciter leur accompagnement.

Le nouveau président appelle enfin les professionnels à renforcer leur unité et leur organisation.

Pour lui, une meilleure coordination entre les différents acteurs permettra de donner davantage de poids aux revendications du secteur et de faciliter la prise en charge des préoccupations des coiffeurs.

Avec plus de 300 membres, l’Association des coiffeurs de Thiès entend ainsi consolider sa base et poursuivre son plaidoyer en faveur d’un secteur mieux organisé, davantage qualifié et offrant de meilleures perspectives aux jeunes.

Auteur : A.F