Toubacouta : le Sénégal et la Gambie unissent leurs efforts contre la trypanosomose animale

‎‎La lutte contre la trypanosomose animale africaine (TAA) franchit une nouvelle étape. Réunis à Toubacouta, les autorités sénégalaises, des experts du secteur de l’élevage et plusieurs partenaires techniques ont procédé à la restitution des résultats d’une étude sur l’impact de cette maladie dans le Sine-Saloum, avant de lancer officiellement un projet de coopération transfrontalière entre le Sénégal et la Gambie.

‎‎‎‎Présidant la rencontre, le ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a insisté sur les enjeux que représente cette maladie pour le développement du secteur.‎‎Transmise par la mouche tsé-tsé, la trypanosomose animale continue d’affecter de nombreuses zones d’élevage.

Les études menées dans le Sine-Saloum montrent qu’elle impacte fortement la productivité du cheptel, réduit les revenus des ménages ruraux et limite les perspectives de développement des exploitations pastorales.

‎‎Face à cette situation, les autorités ont lancé le Projet de coopération technique RAF 5094, destiné à renforcer la lutte contre les glossines dans les zones frontalières entre le Sénégal et la Gambie. L’initiative vise notamment à mutualiser les efforts des deux pays afin de réduire durablement la présence des insectes vecteurs de la maladie.‎‎

Les participants ont souligné que les résultats obtenus dans les Niayes démontrent la faisabilité d’une éradication progressive de ce fléau. Cette expérience est aujourd’hui présentée comme un modèle pouvant être reproduit dans d’autres régions confrontées à la maladie.‎‎

Pour les autorités, la lutte contre la trypanosomose dépasse le seul cadre sanitaire. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale de modernisation de l’élevage, d’amélioration des revenus des producteurs et de renforcement de la souveraineté alimentaire.‎‎

Le projet bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires internationaux et institutions de recherche, parmi lesquels l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la FAO, le CIRAD, le CIRDES, l’ISRA, le LNERV et la Direction des services vétérinaires.‎‎

À travers cette nouvelle dynamique de coopération régionale, le Sénégal entend consolider les acquis enregistrés ces dernières années dans le secteur de l’élevage et créer les conditions d’une production animale plus performante au bénéfice des populations rurales.‎

Auteur : La Rédaction