HIVERNAGE, SANTÉ, SÉCURITÉ ET ÉLECTIONS : Les mises en garde d’Alioune Sène, président des tradipraticiens de Djieguéem‎

À l’approche de l’hivernage et dans un contexte marqué par les préparatifs des prochaines échéances électorales, le président des tradipraticiens de Djieguéem, Alioune Sène, a livré une série d’alertes issues, selon lui, des consultations mystiques et des «khoy». Entre prévisions climatiques, risques sanitaires, accidents de circulation et appels à la vigilance, le notable de Sandiara invite les populations et les autorités à ne pas ignorer les signaux qu’il dit avoir perçus.

Pour Alioune Sène, l’hivernage 2026 pourrait réserver bien des surprises. Le président des tradipraticiens de Djieguéem annonce d’importantes précipitations vers la fin de la saison des pluies.

Une abondance qui, paradoxalement, ne profiterait pas à toutes les spéculations agricoles.

‎‎«Les récoltes d’arachide risquent de ne pas être fameuses, contrairement au mil et au sorgho qui pourraient connaître de meilleurs rendements dans certaines localités», soutient-il.‎‎

Au-delà des préoccupations agricoles, le tradipraticien attire l’attention sur des phénomènes climatiques qu’il juge préoccupants.

Selon lui, de forts vents accompagnés d’une canicule inhabituelle pourraient marquer la fin de l’hivernage.

Une situation qui toucherait particulièrement les personnes âgées.‎‎Il évoque notamment la recrudescence de douleurs rhumatismales et articulaires susceptibles d’affecter les seniors.

«Des douleurs partant des pieds jusqu’au dos pourraient se manifester chez plusieurs personnes du troisième âge», prévient-il, estimant que ces affections pourraient s’avérer difficiles à traiter lorsqu’elles surviennent pendant la saison des pluies.

‎‎Dans ses révélations, Alioune Sène affirme également avoir perçu des risques d’accidents sur l’axe reliant la station EDK au garage de Niakhène, dans la commune de Sandiara.

Une alerte qu’il adresse aussi bien aux automobilistes qu’aux conducteurs de deux-roues, particulièrement nombreux sur ce tronçon routier.‎‎

«Nous invitons les usagers à la prudence et à la vigilance», lance-t-il.‎‎

Mais c’est surtout sur le climat national que les propos du président des tradipraticiens prennent une dimension plus large.

À l’en croire, les visions recueillies lors des consultations font apparaître plusieurs zones d’inquiétude à travers le pays à l’approche des futures élections.‎‎

«Nous avons vu beaucoup de petites fumées apparaître un peu partout au Sénégal. Ce sont des signes qui appellent à la vigilance afin d’éviter que le pire ne se produise», explique-t-il.

‎‎Sans citer de menace précise, M. Sène insiste sur la nécessité de préserver un climat social apaisé et de privilégier le dialogue entre les différents acteurs de la vie nationale.‎‎

«Le Sénégal a besoin de sérénité. Chacun doit œuvrer à préserver la paix et la stabilité», recommande-t-il.‎‎

Dans le registre des pratiques traditionnelles, le président des tradipraticiens affirme avoir identifié plusieurs sacrifices qu’il juge nécessaires pour écarter les dangers qui pèseraient sur le pays.‎‎

Il cite notamment des rites à accomplir dans la zone côtière comprise entre Ngor, Ouakam et Yoff, ainsi qu’entre Matam et Bakel.

Selon lui, ces sacrifices permettraient, par la grâce divine, d’éloigner certaines menaces révélées lors des consultations mystiques.‎‎

Alioune Sène affirme également que plusieurs recommandations formulées après l’accession de l’actuel chef de l’État à la magistrature suprême n’auraient pas été suivies d’effet.‎‎

«Nous ne sommes pas contre le pouvoir. Notre rôle est simplement d’alerter sur ce que nous voyons», précise-t-il.‎‎

S’adressant particulièrement aux habitants de Ndiaganiao et des localités environnantes, le notable de Djieguéem invite les populations à faire preuve de responsabilité à l’approche des échéances électorales.‎‎

Dans le même élan, il recommande certaines pratiques traditionnelles destinées à prévenir les effets des fortes chaleurs annoncées chez les jeunes comme chez les personnes âgées.

Il encourage également les Sénégalais qui en ont les moyens à faire des aumônes composées de mil, de sorgho et de maïs.

‎‎«Celui qui est dans une pirogue prie toujours pour que l’embarcation arrive à bon port avec tous ses passagers. C’est ce que nous souhaitons pour le Sénégal», conclut Alioune Sène, dans un message mêlant spiritualité, prévention et appel à l’unité nationale.‎

Auteur : La Rédaction