Le maire de la commune de Thiès-Est et ministre chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a exigé, samedi à Keur Dago, des éclairssicements de l’équipe municipale dirigée par Babacar Diop sur l’utilisation des financements que l’État aurait accordés à la Ville de Thiès.
S’exprimant lors d’une rencontre politique du mouvement « Kiiraay », il a évoqué une enveloppe globale de 2,5 milliards de francs CFA qui, selon lui, serait allouée chaque année à la Ville de Thiès depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye.
Selon lui, cette enveloppe comprendrait 300 millions de francs CFA au titre des fonds de dotation, 700 millions destinés à l’électrification et 1,5 milliard au titre du Fonds d’équipement des collectivités territoriales.
Le ministre-maire s’est notamment interrogé sur la destination de ces ressources, estimant qu’à sa connaissance, elles n’auraient pas servi à financer certains investissements sociaux, notamment la construction de salles de classe et de postes de santé, ou encore l’achat de médicaments.
« Donc, où va cet argent ? », a-t-il lancé devant les participants.
M. Ousmane Diagne s’est également prononcé sur les travaux de réhabilitation de la route reliant Cité Senghor à Silmang, réalisés sous l’impulsion de la Ville de Thiès. Tout en saluant l’initiative de Babacar Diop, il lui a reproché de ne pas avoir suffisamment communiqué sur l’origine des financements mobilisés.
Pour le maire de Thiès-Est, une telle omission peut donner l’impression trompeuse que l’État n’accompagne pas les collectivités territoriales. Il a, à cet égard, rappelé les différents mécanismes de soutien financier de l’État, citant notamment les fonds de dotation et d’équipement.
Des critiques virulentes contre la gestion municipale
La sortie d’Ousmane Diagne ne s’est pas limitée à la question budgétaire. Il a également critiqué la gestion globale de la Ville de Thiès, accusant l’équipe de Babacar Diop de mener des « manœuvres » susceptibles de créer des tensions entre la Ville et ses communes.
« À l’approche des élections, il cherche à faire croire aux populations que nous n’avons rien fait pour nos communes », a-t-il déclaré.
Dénonçant les discours de certains acteurs politiques qu’il qualifie de « marchands d’illusions », il a appelé les populations à prendre en compte l’ensemble des réalisations ainsi que l’accompagnement financier effectif de l’État.
Cette prise de parole intervient dans un climat où les relations entre la Ville de Thiès et ses communes sont au cœur des débats politiques locaux à l’approche des prochaines échéances électorales.
Auteur : La Rédaction




